PSP... GO !

Publié le par Le Pingouin Surgelé

... rétrolaser en action ! Tam, tadam !

Oh mère-grand, que vous avez de grandes mains !

Et voilà, la nouvelle PSP GO est officiellement disponible depuis le 1er octobre et enfonce le clou du tout numérique au pays du jeu vidéo. La "révolution" est en marche...

Enfin, toute révolution n'est pas nécessairement porteuse d'améliorations. Je me pose donc la question suivante : à l'heure où le piratage est enfantin, à l'heure où un nombre incroyable de linkers se trouve sur DS pour accéder aux jeux gratuitement, bref à un moment où les constructeurs doivent avant tout proposer quelque chose de consistant aux acheteurs pour leur montrer l'avantage de la légalité face à l'illégalité, Sony propose... DU VENT ! Eh oui, vous pouvez maintenant en toute légalité acheter du contenu 100% digital sur la PSP GO, la première console qui fonctionne sans cartouche, CD ou DVD (bon, personne ne pleurera l'UMD qui était un support à la fois bruyant,  lent et... incompatible avec tous les autres supports du marché).

Cette stratégie est tout ce qu'il y a de plus douteux car je ne vois plus à présent ce que Sony propose de plus à ceux qui vont acheter les jeux légalement via la plateforme de téléchargement qu'à ceux qui les pirateront. En effet, pourquoi acheter quelque chose que l'on peut avoir gratuitement ? Et surtout, pourquoi acheter quelque chose que l'on ne pourra ni prêter, ni revendre ? Mais à quoi Sony pense-t-il ?

La réponse est simple. On considère que pour 1 jeu acheté, il y a en moyenne 3 joueurs réels (entre le prêt entre amis, l'occasion... et la fraude). Le but de $ony est de rapprocher ce ratio de 1 pour 1. Si je comprends que l'on souhaite diminuer la fraude, je trouve inacceptable de s'attaquer au prêt et au marché de l'occasion (ce dernier subventionnant largement les achats de nouveaux jeux). Les revendeurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, Micromania et consorts boudent déjà plus ou moins ouvertement la PSP GO car leur revenu se fonde sur les jeux (les machines étant vendues quasiment prix coûtant). Imaginez que sous prétexte que l'on ait inventé le livre numérique, on vous interdise de revendre vos livres ou de les prêter à vos amis !

Si vous lisez cet article et que vous êtes intéressé par la PSP GO, je vous demande de réfléchir à deux fois au futur que vous souhaitez pour le jeu vidéo. Sans doute n'aurons nous pas le choix et une large partie des jeux iront qu'on le veuille ou non vers une partie de digital. Cela ne me gène pas. Ce qui me dérange le plus c'est de ne laisser aucun choix au consommateur et de le rendre prisonnier en l'enfermant dans le système d'achat de programmes téléchargés qui, une fois encore, interdisent nombre de possibilités telles que : la collection, le prêt, la revente... Le meilleur moyen reste de ne pas acheter cette console et de rester sur les versions antérieures (la PSP 2000 étant probablement le meilleur modèle). Enfin, et c'est là aussi une erreur stratégique à mon avis : quelle proposition sera faite aux possesseurs des anciennes PSP qui sésireraient acheter la PSP Go ? Je ne vois aucune autre solution acceptable que de leur permettre de transformer l'intégralité de leur ludothèque physique en ludothèque digitale et ce, sans aucun coût. Eh bien Sony, dans son infinie bonté, ne permet que de transformer des 3 jeux achetés en UMD en jeux téléchargeables (si vous en avez 20, vous pouvez vous asseoir sur les 17 autres...). Inadmissible !

Si cet article ne vous a pas encore endormi, je vous encourage à lire...
=> Une réflexion un peu plus poussée sur le futur du jeu vidéo

Publié dans Jeux Vidéos

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article